Connaîtrons-nous un jour le nom des 58
personnes mortes dans des souffrances atroces à bord d’un
camion frigorifique, pendant leur voyage clandestin à travers l’Europe ?
Quelle taille ferait le monument aux morts de
l’immigration ?
Qui peut imaginer que l’on quitte son pays
natal au péril de sa vie si l’on n’y est pas forcé par la
misère, la faim ou les massacres, par le désespoir ?
Comment accepter sans colère le raisonnement
atroce des " consciences repues " qui
consiste à déplorer l’horreur puis à appeler le
renforcement des contrôles, la fermeture encore plus policière
des frontières ?
Chiens que nous sommes, léchant la main du
maître qui nous frappe et mordant le frère chien qui vient
flairer notre gamelle et manger nos restes.
Catherine Wermes,
Secrétaire Départementale.