© Micronetscop - 1999/2000

 

 

Le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples a pour objet de faire disparaître le racisme, c'est-à-dire toutes discriminations, exclusions, restrictions ou préférences, injures, diffamations, provocations à la haine ou aux violences, à l'encontre d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée.

Le MRAP entend combattre les crimes contre l'humanité, leur apologie et leur contestation sous toutes ses formes.

Le MRAP entend ainsi assurer à tout être humain sans distinction la reconnaissance et l'exercice de ses droits et de ses libertés, le respect de sa dignité dans des conditions d'égalité, en quelque domaine et quelque lieu que ce soit.

Le MRAP entend favoriser la connaissance mutuelle, la compréhension et l'amitié entre les personnes d'origines différentes, comme entre tous les peuples, afin de contribuer à la paix mondiale.

Cette association, d'une durée indéterminée, est ouverte à toutes celles et tous ceux qui adhèrent aux présents statuts.

Le MRAP est une association démocratique où tous les adhérents peuvent s'exprimer librement, où la transparence est de règle à tous les niveaux, où les décisions sont prises clairement par la majorité, mais cela implique aussi que les points de vue minoritaires peuvent s'exprimer à tous les niveaux.

Le MRAP est une association pluraliste : cela signifie que toute personne, quelles que soient sa nationalité, sa situation sociale, ses idées politiques, ses convictions religieuses, a sa place dans le Mouvement, pourvu qu'elle partage les objectifs définis ci-dessus ; cela signifie aussi que le MRAP à tous les niveaux et dans toutes ses instances doit, pour être efficace, être le reflet le plus exact possible des différentes composantes de la société.

Le MRAP est une association indépendante : seuls les adhérents interviennent dans les décisions à prendre et aucune association ou organisation ne saurait se prévaloir de son appartenance au MRAP ou utiliser sa dénomination ou son sigle sans l'agrément du Conseil National ; les présents statuts sont garants de cette indépendance.

Se référant notamment aux principes de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme adoptée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, aux pactes internationaux relatifs aux Droits de l'Homme, comme à la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discriminations raciales et la Convention Internationale sur l'élimination et la répression du crime d'apartheid, ainsi qu'à la Convention Européenne des Droits de l'Homme, le MRAP met en application tous les moyens légaux d'action sur le plan national ou international pouvant concourir à la réalisation de ses objectifs.

 

Nos moyens

Ces moyens sont notamment

  • Des campagnes et des appels à l'opinion publique contre les actes racistes et pour la mise hors la loi des groupes et des individus qui en sont les auteurs ;
  • Des recours aux juridictions compétentes, nationales ou internationales, pour dénoncer, sanctionner pénalement, civilement et sur le plan administratif, lesdits auteurs, notamment dans le cadre de la législation en vigueur en droit interne ou international ;
  • Une aide morale et matérielle aux victimes du racisme, notamment en prêtant à ces victimes tout le concours juridique nécessaire ;
  • Des initiatives culturelles et d'information en vue de promouvoir et développer une société sans racisme ;
  • Des pétitions et des propositions de lois adressées aux pouvoirs publics ;
  • Des manifestations, démonstrations et cérémonies publiques ;
  • L'attribution de distinctions, récompenses ou prix aux personnes ayant contribué efficacement à la lutte contre le racisme ;
  • Des soutiens aux éducateurs de l'enfance et de la jeunesse qui s'emploient à inculquer le respect de la personne humaine et le civisme antiraciste .

L'association peut entrer en relation avec les institutions ou les organisations étrangères ou internationales quand le besoin se fait sentir d'une concertation en vue de mener une action internationale contre le racisme, dans le cadre tant du droit international que de la législation nationale.