Les étrangers ont, depuis plus d’un
siècle, largement contribué au développement de l’économie
française et à la production des richesses et des
infrastructures dont nous jouissons tous.
Les étrangers ont combattu, aux
côtés des Français et souvent au prix de leur vie,
lors des deux guerres mondiales.
Ils ont participé aux grandes
conquêtes démocratiques qui ont donné à la France l’image
de " patrie des droits de l’homme
" ; soutien à la Révolution
française, défense de la Commune de Paris, lutte
contre le nazisme……
Ils ont permis d’enrayer le
vieillissement de la population française par la
natalité et l’apport migratoire.
Là où ils vivent, Français et
étrangers partagent les mêmes difficultés, les mêmes
problèmes : emploi, logement, transports,
formation, école, loisirs….
Pourtant la citoyenneté politique
est refusée aux étrangers qui résident de façon
permanente sur notre sol et qui participent à la vie
économique et sociale du pays !
Pourquoi n’auraient-ils pas les
mêmes droits dans la ville où ils vivent et paient
leurs impôts ?
Le droit de vote est une lente
conquête inachevée : adoption du suffrage
universel pour les hommes en 1848, pour les femmes en
1944 seulement, droit de vote à 18 ans en 1974.
Aujourd’hui la campagne pour le
droit de vote des étrangers aux élections locales a
pris une inflexion déterminante par le vote le 4 mai
dernier, d’une proposition de loi à l’Assemblée
nationale. Pour aboutir aux municipales de 2001, il est
nécessaire que le gouvernement en fasse son projet et
qu’il le mette à l’ordre du jour du Sénat où UDF
et RPR ne s’y opposent plus. Aussi il nous faut toutes
et tous continuer à nous mobiliser pour avancer
ensemble vers une nouvelle conquête de justice, d’équité
et de démocratie.
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Les
élus
nous répondent
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